Radio Primitive

L'Égrégore durée : 58:38

Émission du 29/03/2021

Aux yeux de Thiers et de sa majorité, le sang des généraux qui a coulé scelle la déclaration de guerre. Cependant, pendant plusieurs jours, un certain nombre de personnalités vont s’efforcer d’empêcher le pire. Ces conciliateurs, au premier rang desquels se trouve le jeune maire de Montmartre, Clemenceau, qui est aussi député, s’échinent, dans un va-et-vient entre le comité central à Paris et le gouvernement à Versailles, à trouver un compromis. Clemenceau réclame pour Paris l’élection immédiate d’un conseil municipal, qui éviterait la proclamation d’une Commune révolutionnaire. Échec ! Intransigeance de part et d’autre.

Le comité central, en quête de légitimité, préfère organiser les élections d’une Commune. Elles ont lieu le 26 mars. Y participent 229 000 électeurs sur 482 000 inscrits il y avait 328 000 votants le 8 février : vu le grand nombre de Parisiens qui avaient quitté la capitale, c’était un résultat honorable. Quelques personnalités appartenant au groupe des conciliateurs sont élues ; elles démissionneront vite, car la majorité des 90 sièges revient aux partisans du comité central. Le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée dans l’enthousiasme sur la place de l’Hôtel-de-Ville.

Laure Godineau, historienne & maître de conférences à l’Université Paris XIII

Dans les grandes villes où les bastions ouvriers, les républicains et les travailleurs s’insurgent contre les représentants de l’Assemblée Nationale, qui déclare la guerre au peuple de Paris. On constitue des bataillons républicains de gardes nationaux, on forme des comités révolutionnaires, mais les soulèvements ne parviennent pas à se maintenir. Beaucoup rencontrent les mêmes problèmes qu’à Paris.

Marc César, historien & maître de conférences à l’Université Paris XII

Extraits de podestats de 2011 de raspou.team

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